Psychopathologie : TD n°5

Les dysfonctionnements cognitifs

Les processus cognitifs sont toutes les opérations mentales mettant en jeu les fonctions psychiques supérieures où se rencontrent le langage, la mémoire, l’attention, le raisonnement, le jugement ainsi que les possibilités d’apprentissage, d’invention et de créativité.

Troubles de l’acquisition du langage (sans altération physiologique majeure) :

C’est un motif fréquent de consultation. Le langage a plusieurs fonctions importantes : l’échange relationnel, l’affirmation de soi et l’expression de ses expériences personnelles, l’information et la représentation du monde extérieur, abstraction e, liaison avec les processus de pensée.

Les premiers mots apparaissent vers 18 mois, le « je » vers 3 ans et le langage se développe grandement entre 3 et 4 ans.

Les anomalies ayant peu d’incidence sur la communication avec autrui :

Troubles de l’articulation :

C’est une incapacité à prononcer de façon correcte un phonème. Jusqu’à l’âge de 4-5 ans ils n’ont pas une grande signification mais plus tard ils peuvent être gênant au niveau de l’apprentissage de la lecture par exemple. On peut envisager une rééducation orthophonique.

Trouble de la parole :

C’est une difficulté à analyser la nature des phonèmes et à les reproduire dans leur ordre précis dans le mot. Souvent, l’enfant simplifie les phonèmes complexes ou les mots en supprimant des syllabes, ce qui pose des problèmes de compréhension. C’est une étape normale du développement du langage qui devient pathologique après 4-5 ans.

Les anomalies ayant des effets sur la vie relationnelle de l’enfant :

Dysphasie :

C’est une forme plus grave de retard du langage. Il y a un développement sommaire du langage pour un âge de plus de 3-4 ans. Ceci pose souvent des troubles de l’apprentissage de la lecture. Souvent, ces enfants présentent aussi des troubles dyspraxiques.

Dyslexie :

C’est une difficulté durable à identifier, comprendre, reproduire oralement les symboles écrits. L’enfant a une représentation floue et approximative des rapports entre langue parlée et écrite. Il n’arrive pas à s’approprier activement les mécanismes de la lecture. Celle-ci est lente, saccadée, la compréhension est fragmentée. Parallèlement, il peut y avoir dysorthographie.

Psychoses infantiles précoces

Elles se définissent comme un trouble portant sur la personnalité de l’enfant entraînant des défaillances majeures dans l’organisation de son moi et de son appareil psychique ainsi que dans l’organisation de sa relation au monde et à autrui.

Il y a souvent des comportements inadaptés à la réalité avec attitude plus ou moins en retrait avec trouble majeur de la communication. Il y a difficulté dans le sentiment de continuité, dans la différenciation soi / non soi.

L’autisme de type Kanner, les psychoses déficitaires et les dysharmonies psychotiques en font partie.

Les signes majeurs dans l’autisme de Kanner sont :

-          Le retrait autistique : perte massive du contact avec la réalité avec isolement extrême. L’enfant paraît insensible aux stimuli extérieurs, la relation à autrui est profondément perturbée (l’enfant fait comme si l’autre n’existait pas).

-          Le besoin d’immuabilité : besoin impérieux de maintenir stable et inchangé l’environnement habituel, des modifications, même minimes, pouvant causer des manifestation d’angoisse importante.

-          Les stéréotypies

-          Les troubles du langage : fréquemment l’enfant n’a aucun langage et parfois un langage non relationnel : écholalie par exemple.

Ce sont des troubles qui doivent être dépistés très tôt (nécessité d’une prise en charge précoce intensive et adaptée).

Dans les dysharmonies psychotiques, la symptomatologie est très variable et il y a dysharmonie entre des facultés plus ou moins développées.

 

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