Psychopathologie : TD n°2 Troubles du sommeil Il y a deux types de sommeil : le sommeil à onde lente (ou sommeil lent) et le sommeil rapide ou paradoxal (là où survient le rêve). Le sommeil est étroitement lié à la vie affective et relationnelle. Pour s’endormir, il faut accepter de désinvestir son environnement t trouver du plaisir à ce repli sur soi. Durant le sommeil, la vie pulsionnelle et affective est directement impliquée (à travers le rêve). Troubles de l’endormissement : Le bon déroulement de l’endormissement suppose que l’enfant puisse accepter la régression qu’implique le sommeil et pour cela s’appuyer sur une bonne image intérieure de la mère. L’enfant doit également ne pas redouter de façon trop vive sa propre vie fantasmatique auquel le rêve lui donne accès, ne pas craindre de façon trop intense la séparation d’avec la mère qu’implique l’endormissement. La mise en place d’un aire transitionnelle est importante pour que cette régression dans le sommeil puisse être acceptée par l’enfant : rituels du coucher avec objet transitionnel (qui sert de frontière entre mère et enfant). Avant 6 mois, on ne peut pas vraiment parler de trouble du sommeil car on sait que le sommeil n’est pas encore stable à cet âge. Dans les troubles de l’endormissement, on a : - l’opposition au coucher : l’enfant ne peut pas accepter la séparation psychique avec la mère malgré la fatigue. - Les rituels du coucher : l’enfant ne peut s’endormir que si l amère fait telle ou telle chose ou si les choses sont en dans un certain ordre etc. Les rituels sont un symptôme quand ils deviennent envahissant (durent trop longtemps par exemple). - La phobie du sommeil : c’est une vraie peur de l’enfant pour le sommeil qui peut être entraînée par des cauchemars ou des terreurs nocturnes. Troubles paroxystiques du sommeil : La terreur nocturne : C’est un épisode impressionnant dans lequel l’angoisse atteint un paroxysme et donne l’impression d’une véritable panique (cris, gesticulation). L’enfant semble en proie à des hallucinations. Il est très difficile d’établir un contact avec lui, de la calmer, de la rassurer. La durée est variable (de 5 à 15-20 minutes) puis l’enfant se rendors et a en général tout oublié le lendemain. Cela peut être un accident isolé ou répétitif (réel trouble). Le rêve d’angoisse (cauchemar) : Il est beaucoup plus fréquent que la terreur nocturne. Les manifestations d’angoisse sont nettes mais beaucoup moins intenses. L’enfant s’éveille, appelle ses parents et il est relativement facile de le rassurer. En général, l’enfant peut raconter le contenu de son rêve (contrairement à la terreur nocturne). Cela peut engendrer des troubles de l’endormissement dans les jours qui suivent. Comme les terreurs nocturnes, il y en a de moins en moins avec l’âge. Ces troubles sont l’expression de troubles psychiques de l’enfant vis-à-vis de lui-même et de la mère, mais aussi du couple. |