Psychologie différentielle : TD n°1

Le PM38 : un test de facteur g

Le PMA : une épreuve multifactorielle d’intelligence

PM38 (progressive matrice) :

Introduction :

Le PM38 est une épreuve mise en place en 1938 par Raven, élève Spearman pour qui l’intelligence est la juxtaposition de plusieurs facteurs. Selon Spearman, l’approche de l’intelligence est bifactorielle : un facteur général (g) appelé « énergie mentale » et des facteurs spécifiques (s).

Passation du PM :

La complexité est progressive, il n’y a pas de matériel « verbal » mais « spatial » (figures, signes).

Pour la cotation, on cherche à mesurer une aptitude / potentiel de réussite. L’indice utilisé est numérique, c’est le nombre de bonnes réponses (on peut ajouter un chronométrage pour avoir un indice supplémentaire).

Pour interpréter le PM, le score en lui-même n’a pas de valeur mais il faut le comparer à un groupe de référence (groupe étalon) et à l’étendue des scores. Pour ce test, on a une distribution normale dans la population. Parmi les trois étalons (étudiants bac +2, lycéens, cadres ; cf. polycopié) il vaut mieux choisir le premier pour situer les élèves de psychologie. Cependant, il n’est pas idéal car composé essentiellement d’hommes qui n’étaient, en plus, pas limités dans le temps, etc.

L’épreuve :

Elle est basée sur un score total (facteur g) qui représente un concept énoncé dans une théorie de Spearman (construction hypothétique). Raven a opérationnalisé cette construction. Selon lui, il y a deux étapes de raisonnement pour chaque item : l’éduction de relation (trouver le lien entre les éléments : induction) et l’éduction de corrélat (appliquer à un autre élément, le même lien pour identifier l’élément manquant). Le test est composé de 5 séries (A à E) qui représenterait 5 types de raisonnements différents.

Spearman a fait passer plusieurs tests différents et a fait une analyse factorielle pour établir les corrélations entre ces tests et donc discerner des facultés primaires. Il constate que toutes les corrélations sont positives ce qui veut dire que les tests se regroupent tous en un facteur (g). Mais comme les corrélations ne sont pas égales à 1, il y a des différences, d’où les facteurs s.

PMA (primary mental abilities) :

Introduction :

La théorie d’aptitudes différenciées vient de Thurstone. Selon lui, l’intelligence peut être divisée en plusieurs facteurs (approche multifactorielle). Il n’y a pas de lien général (facteur g) entre les différentes aptitudes selon lui. Il a procédé de la même façon que Spearman dans ses recherches en effectuant des batteries de tests comparés deux à deux pour trouver les corrélations. Il dégage 8 facteurs indépendants (p26).

L’épreuve :

Thurstone a lui-même créé son outil d’évaluation. Il est composé de différentes épreuves (5) qui impliquent donc plusieurs « sous échelles » et donc plusieurs indices déterminant les 5 premiers facteurs d’intelligence. La différence des épreuves peut se faire dans la matériel utilisé (verbal, numérique, etc.) ou dans la spécificité de l’épreuve (pas le même type de tâche demandé même s’il y a le même matériel). De plus, le temps entre en compte dans l’évaluation. Les items sont de difficulté croissante et il s’agit de donner une réponse parmi plusieurs données pour les 4 premières tâches alors que la réponse est libre pour la dernière.

(Analyse p29)

Pour que la théorie de Thurstone se valide, il faudrait qu’en général les profils soient plutôt hétérogènes (facteurs indépendants).

 

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