Psychologie du développement : TD n°4 Modèle néopiagétien de Pascual-Leone Application à des tâches de résolution de problèmes : Mémoire de travail, attention sélective Étude du texte de Olivier Houdé et Cécile Joyes : Développement logico-mathématique, cortex préfrontal et inhibition : l’exemple de la catégorisation : La notion de schème évoquée par Piaget est conservée, voire même élargie : le répertoire des schèmes peut être aussi bien cognitif, qu’affectif, exécutif ou personnel (manière de fonctionner différemment face à l’information). Dans le modèle de Pascual-Leone il y a une complexification des structures mais il y a aussi un changement quantitatif en ce qui concerne l’utilisation des ces structures : théorie néo-structuraliste. Pascual-Leone introduit aussi un aspect fonctionnel qui apparaît selon les situations (conditionnement, habitudes…). Il y a donc deux types de niveaux qui sont utilisés selon les situations.
Résumez les trois analyses successives proposées dans l’introduction à propos des processus cognitifs en jeu dans la résolution de tâches piagétiennes : Analyse de Piaget : Les changements de réponses à l’épreuve classique s’expliquent par un changement de stade atteint vers 7-8 ans. Ré-interprétation empiriste des réussites à 7-8 ans : Aux vues des erreurs des enfants (qui avaient pourtant bien répondu à l’épreuve classique) aux épreuves Modification et Écran, on en déduit qu’ils n’avaient pas encore atteint le stade logique évoqué par Piaget : il y a plutôt réponse empirique qui ne résiste pas à des contre-suggestions. L’enfant considère encore deux enveloppes séparées non-incluses dans les épreuves d’inclusion. La réponse bonne à l’épreuve classique provient juste de la comparaison entre les deux enveloppes faite de manière empirique. Ré-interprétation des échecs de 7 à 11 ans en référence au modèle de Pascual-Leone : Selon le modèle de Pascual-Leone, les erreurs au niveau de variantes ne proviendraient pas forcément d’un manque de logique mais un défaut d’inhibition. Il y compétition entre des schèmes récents logiques qui ne s’activent pas dans tous les contextes et des schèmes antérieurs qui s’activent parfois plus systématiquement que les nouveaux (qui sont pourtant plus logiques) car ils sont mieux installés et ne sont pas encore assez inhibés. Hypothèse de l’étude et méthode : Comment les auteurs testent-ils leurs hypothèses théoriques ? Les auteurs cherchent à montrer l’articulation entre les trois plans suivants : le modèle théorique de Pascual-Leone, la résolution d’épreuve piagétiennes chez l’enfant et la neuropsychologie de l’adolescent et de l’adulte (patients lésés frontaux). Les lésés frontaux possèdent des troubles de l’inhibition. Pour conformer la troisième interprétation (vue ci-dessus) les auteurs ont effectué les mêmes épreuves classiques, Modifié et Écran avec ces lésés frontaux. On devrait constater, si l’hypothèse est vraie, que leurs réponses correspondent à celles des enfants de 7 à 11 ans. Il y aurait alors analogie de structure (en ce qui concerne l’inhibition). Analyse des résultats : On distingue trois types de résultats : la performance moyenne, les patrons individuels et des exemples qualitatifs. Chacun de ces types de résultat nous apprend des choses différentes : Les résultats confirment bien l’hypothèse. De plus l’âge de la lésion n’a pas de réelle influence sur la construction de la logique puisque les résultats entre ceux qui ont eu une lésion à 8-10 ans et ceux qui l’ont eu à plus de 15 ans sont relativement semblables. Les patrons individuels servent à voir si la moyenne ne cache pas de modèle non-prévu ou des écarts trop grands. On remarque bien, à travers des réponses individuelles en rapport avec l’expérience qu’il y a eu activation d’autres schèmes que celui de la logique. |