Psychologie du développement : CM n°1 R. LECUYER Concepts de la psychologie du développement :
Définitions : Phylogenèse : Évolution des races, des espèces (dans une longue perspective temporelle). Histoire : évolution des sociétés en liaison avec la génétique mais aussi la transmission sociale (langage). Il s’agit d’un intermédiaire entre les deux notions précédente et qui ne se rencontre que pour l’Homme. Ontogenèse : Évolution de l’être, de l’individu (dans une laps de temps beaucoup plus court). Concept d’évolution : La biologie a eu des répercutions sur la psychologie en général et plus particulièrement la psychologie du développement. La première forme de description des espèces végétales et animales a été faite par le Suédois Linné. Elle était fixe mais a été reprise par le Français Buffon qui a fait avancer la classification des espèces en émettant l’idée d’une possible évolution. (Il a cependant été arrêté par ses convictions religieuses). Le premier a avoir réellement parlé d’évolution est Lamarck. Il s’est demandé d’où venait l’évolution (changement de comportement, mais aussi de physiologie, d’anatomie). Selon lui, les adaptations se font par la sélection des caractères acquis (transmission des gènes favorisés). Puis, Charles Darwin a remarqué que toute espèce animale présente une certaine variabilité, que les descendants sont toujours un peu différents de leurs ascendants et seuls les plus aptes et adaptés survivent. Il évoque la notion de sélection naturelle (tirant son origine de l’économiste Matthus). Il émet l’idée qu’il pourrait y avoir une origine commune à toutes les espèces (remettant en question la position de Dieu, ce qui lui a valu une certaine opposition religieuse). La différence principale avec Lamarck c’est qu’il insiste plus sur la sélection que sur l’adaptation. Darwin a aussi abordé le rôle de l’adaptation dans la psychologie. Actuellement notre manière de voir les choses est du a Darwin mais intègre aussi les théories de Johan Mendel. Genèse : Traduit l’idée de développement, de création (cf. Bible). Il y a cependant une source d’ambiguïté en psychologie, entre génétique et psychologie génétique. La génétique traite de la transmission par les gènes dans une perspective Darwino-Mendelienne alors que la psychologie génétique ressemblerait à la psychologie du développement mais avec l’idée que chaque structure engendre une nouvelle structure (Piaget). Développement : Idée de déploiement, de déroulement. C’est l’expression de quelque chose de potentiel. On l’étudie tout au long de la vie (life span : déroulement de vie entière). Le développement de l’enfant : Normalement le développement se fait en prenant de l’âge mais ce n’est pas toujours le cas et pas à la même vitesse pour tout le monde. L’âge n’est donc pas un vrai facteur de développement. On distingue trois causes principales sur lesquelles différentes théories s’appuient, et s’opposent, quant à la place de chacune dans le développement. Théories centrées sur les facteurs biologiques : Théories innéistes (génétiquement déterminé mais qui peut toutefois survenir bien après la naissance). On distingue deux types d’innéismes : le maturationisme (forme modérée du préformisme, basé sur la maturation du système nerveux central et donc centré sur les différences individuelles) et le nativisme (en quelques sorte le « vrai » innéisme, l’essentiel des capacités et connaissances et présent à la naissance, centré sur les capacités propres à l’espèce). Théories centrées sur les facteurs environnementaux : Selon l’environnementalisme il n’y a pas de développement indépendant du milieu. Il est centré sur l’explication des différences individuelles (comme le maturaturisme) et peut avoir des approches sociologiques. Théories centrées sur les facteurs d’apprentissage : Empirisme philosophique centré sur les apprentissages plutôt que sur le développement. Il est complémentaire de l’environnementalisme car il en décrit les processus en s’intéressant aux processus généraux. Théories intéractionnistes : Elles ne sont ni centrées sur le côté biologique ni du milieu, elles les traitent de façon complémentaire. On en distingue deux sortes : centrée sur les différences individuelles (psychométrie) et centrée sur les mécanismes généraux (épigenèse piagénique). |